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Cette actualité a été postée le 20 avril 2016

A PROPOS DE ROSENDAËL …

CONNAISSEZ-VOUS L’HISTOIRE DE VOTRE QUARTIER ?

 

 

 

Rosendaël (dont le nom signifie « vallée des roses » selon François Joseph Grille) est l'un des faubourgs de Dunkerque qui semble s'être constitué à la fin du XVIIe siècle). Cet auteur précise en 1825 que « les plus belles fleurs y croissent en effet par les soins de ses habitants : elles y croissent en été ; car en hiver la neige y tombe quelquefois avec une telle abondance, qu'on a de la peine à ouvrir sa porte et à sortir de sa maison ».

Rosendaël a son drapeau : fascé de 6 pièces, 3 de gueules et 3 de sinople.

Le blason se définit comme suit : « D'azur à la Rose d'Argent ».

  

                                                                            

 

 

HISTOIRE

 

Aux époques préhistoriques et historiques (époque carolingienne), l'actuel territoire de la commune a été plusieurs fois submergé par la montée des océans.

F.J. Grille rapporte après son voyage d'étude du département du Nord que cette petite « colonie » déjà couverte d'habitations, fut deux fois menacée de ruine :
À la conclusion de la bataille des Dunes, en 1656 ; Seules deux maisons restaient debout dans le Rosendaël.


Puis après signature de la paix, alors que le duc d'Yorck y installe son quartier-général ; les soldats y élevèrent leurs retranchements dans les jardins et « Chaque maison devint une forteresse prise, reprise, et enfin brûlée. Quand l'ennemi arriva, il y avait cent trente-sept habitations; après son départ, pas une n'était sur pied »

En 1800, cent dix-neuf maisons habitées par 714 habitants y sont déjà réimplantées. Elles sont presque 200 en 1825, habitées par plus de 1000 personnes.

En 1815, par mesure de sûreté, on était encore sur le point d'abattre une bonne partie du Rosendaël ; mais le général Leval, gouverneur de Dunkerque, épargna ce désastre.

Vie du hameau : « Ces maisons ne sont point agglomérées ; elles sont éparses et placées au centre de chaque exploitation : on voit le toit et la fumée au milieu des arbres, et dans les beaux jours de l'automne rien n'est plus gai et plus pittoresque. C'est le port et la jetée de Dunkerque que les dames et les élégants prennent pour but de leur promenade -, mais c'est au Rosenlhal que le peuple se porte aux jours de fête. On y voit ces bonnes Flamandes bien grasses, bien rondes, bien potelées, qui s'en vont au Jardin Royal boire de la bière avec leurs maris, leurs enfants et leurs domestiques. On se mêle, on danse, on fume, on rit, et, si les soldats de la garnison veulent y faire du tapage, des hommes fermes et de sang froid s'interposent entre les querelleurs, et mettent le holà sans avoir recours aux gendarmes. C'est la police des jardiniers, qui, dans le pays, passe en proverbe »

Le paysage : « Le territoire est divisé en longs carrés bordés de saules coupés par la tète (saules têtards), et qui ne croissent pas au-delà de huit à dix pieds. Les branches dont ces saules se couronnent, servent à faire des fagots que l'on vend à un prix élevé.
Les intervalles d'un arbre à un autre sont fermés par des roseaux secs. Outre ces séparations particulières de chaque carré, il y a, le long des chemins, des haies de clôture, qui sont en général d'épines blanches ». À cette époque on voit encore de l'aigle royal à Dunkerque (l'un d'entre eux est encore présenté au public, empaillé au Museum d'histoire naturelle de Lille) et des albatros survolent encore parfois le littoral selon JF Grille en 1825..

La commune de Rosendaël gagne son autonomie en 1860 par détachement de Coudekerque-Branche et Téteghem

En 1891, elle est amputée de son quartier balnéaire qui donnera naissance à Malo-les-Bains.

Suite à la délibération du Conseil municipal du 14 octobre 1971, elle fusionne avec la ville de Dunkerque le 1erJanvier 1972.